si j'habite l'éclair
les césures s'éffacent
toutes les césures
toutes les traces

Si j'habite l'éclair

Tous ces textes révèlent, éveillent et vivent : rien ne se passe tout est vivant. Ils participent de cette grande ouverture respirante dont rien ne peut nous déprendre. Tous ces textes frémissent, tremblent et résonnent devant la porosité joyeuse du monde pour le repassionner sans relâche.

L'univers émerge là  ̶  de cette poésie qui vibre. De sa vulnérabilité même. Il commence toujours maintenant, au détour imprévisible d'un poème ou d'un regard, sans la moindre déperdition de sève. Chaque instant est l'origine de la création.

Énergétique vouée à la lumière, chant de renouvellement, la poésie ricoche ici en galets internes, danse et crépite, sinue au rythme du sang. En un vers qui tient à la fois de la pépite et du séisme, Maïté Villacampa dit : L'instant reptile m'a tout appris. Elle ne cesse d'y puiser sa polyphonie, sa fugue d'extase jusqu'au bout du souffle.

(extrait de la préface de Zéno Bianu)